L’Académie du Royaume du Maroc a tenu sa 44ème session du 24 au 26 janvier 2017 au sein de son siège à Rabat, sous le thème : « De la modernité aux modernités ». Un colloque à travers lequel de nombreux académiciens, penseurs et chercheurs ont pu débattre des sujets liés à la contemporanéité dans nos sociétés.

Affiche de la 44ème session de l'Académie du Royaume du Maroc organisée du 24 au 26 janvier sur le thème: "De la modernité aux modernités".

Affiche de la 44ème session de l’Académie du Royaume du Maroc organisée du 24 au 26 janvier 2017, sur le thème: « De la modernité aux modernités ».

Mieux cerner les enjeux de la modernité, mettre en lumière ses aspects les plus paradoxaux dans l’art, la littérature, la religion, l’histoire, l’économie, ou encore interroger les sociétés sur la nécessité d’une modernité authentique, voici comment l’on pourrait résumer cette 44ème session organisée par l’Académie du Royaume du Maroc et qui s’est tenue du 24 au 26 janvier 2017.

Le choix du thème « De la modernité aux modernités » est lié à la nature de ce concept plus que jamais d’actualité, porteur à la fois d’espoir et de grandes interrogations. « Surtout qu’il s’agit d’un concept d’actualité, pas seulement au Maroc, mais au niveau de plusieurs pays», a expliqué Abdeljalil Lahjomri, Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume lors de cette 44ème session.

Abdeljlil Lahjomri, Secrétaire perpétuel de l'Académie du Royaume du Maroc lors de sa 44ème session et Rahma Bourquia, membre de l'Académie.

Abdeljlil Lahjomri, Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc et Rahma Bourquia, membre de l’Académie.

Pendant trois jours, ce ne sont pas moins d’une vingtaine d’intervenants qui ont pris part aux débats et mené la réflexion sur la modernité et les défis transculturels qu’elle implique de nos jours. Parmi eux, Mohamed Achargui, président du Conseil constitutionnel, Abbas Al Jirari, membre de l’Académie, Ali Bouabid, délégué général de la Fondation Abderrahim Bouabid, le politologue Mohamed Tozy. Mais également Yacouba Konate, historien et professeur de philosophie ivoirien venu traiter de la modernité de l’esthétique et de l’histoire africaine, Fouzia Rhissassi, professeur à l’université Ibn-Tofail qui a évoqué les enjeux de la modernité pour les femmes marocaines ou encore le philosophe Dominique Bourel qui quant à lui a éclairé l’assistance sur l’histoire de la modernité juive.

C’est ainsi que la et les modernité(s) ont été abordées comme un concept dont l’objectif est de faire l’éloge de l’individu en tant qu’initiateur de progrès et d’assurer la promotion de toutes ses formes de création, qu’elles soient artistiques, scientifiques ou culturelles.

Cette 44ème session aura assurément été celle de la nouveauté pour l’Académie qui décernait pour la première fois cette année un prix d’honneur à l’écrivain marocain et membre de l’Académie Abdelkrim Ghallab.

L’histoire de l’Académie

Créée en 1977 à Rabat, la première session de l’Académie a pourtant eu lieu à Fès en 1980. Un choix porté par la symbolique que représente la ville en tant que capitale spirituelle et culturelle du Maroc. Depuis, l’Académie du Royaume du Maroc encourage la recherche dans divers domaines comme l’art, les sciences, la religion, la philosophie, l’éthique ou l’histoire. Elle est composée de 65 membres dont 30 sont marocains ou résidents au Maroc.