Alors qu’elle devait disputer le quart de finale aller de la Ligue des Champions ce mardi 11 avril, l’équipe de football allemande du Borussia Dortmund a été la cible d’une attaque à l’explosif. Le match a pu avoir lieu le lendemain, mais l’enquête policière piétine.

L’impact de l’explosion sur le car du Borussia Dortmund le mardi 11 avril.

L’impact de l’explosion sur le car du Borussia Dortmund le mardi 11 avril.

Ce mardi 11 avril 2017 vers 19h45 trois explosions ont retenti sur la route reliant l’hôtel où loge l’équipe du Borussia Dortmund au stade Signal Iduna Park. Le car et les joueurs étaient clairement visés. On compte aujourd’hui deux blessés, un policier victime de troubles auditifs suite aux explosions et l’international espagnol Marc Bartra, blessé au poignet. L’UEFA (l’Union européenne des associations de football) a décidé de reporter le match au lendemain de cette attaque, une décision que déplore l’entraineur de Dortmund Thomas Tuchel. A l’issue de la rencontre remportée par Monaco à 3 buts contre 2, celui-ci a ainsi déclaré : «On nous a informés par texto que l’UEFA prenait cette décision. Une décision prise en Suisse qui nous concerne directement. Quelques minutes après cet attentat, la seule question qui nous a été posée a été : êtes-vous prêts à jouer ? Comme si on n’avait jeté qu’une canette de bière sur notre car… ».

L’enquête de son côté reste compliquée. Deux suspects arrêtés ce mercredi, un Irakien de 25 ans et un Allemand de 28 ans, tous deux en lien avec l’islam radical et Daesh, ont été innocentés. Même si Frauke Köhler, porte-parole du parquet antiterroriste de Karlsruhe, maintient qu’il « s’agit bien d’une attaque à caractère terroriste », la piste islamiste est de plus en plus remise en cause. La police envisage la possibilité que la lettre de revendication retrouvée sur le lieu de l’attaque soit un faux document destiné à brouiller les pistes. Selon cette même lettre, les raisons qui font que l’équipe du Borussia Dortmund était visée est qu’ « à partir de maintenant, tous les mécréants, comédiens, chanteurs, sportifs (…) en Allemagne et dans les autres nations de croisés seront sur la liste des gens à abattre». Le quotidien Bild annonce qu’à ce jour la police allemande a dans son viseur deux suspects, tous deux activistes, l’un d’extrême-gauche et l’autre d’extrême- droite.

T.S.