Tandis que les cultes juif et musulman interdisent d'égorger des animaux morts, les défenseurs du bien-être animal eux, assurent qu'il est particulièrement cruel d'abattre des animaux conscients.

Tandis que les cultes juif et musulman interdisent d’égorger des animaux morts, les défenseurs du bien-être animal eux, assurent qu’il est particulièrement cruel d’abattre des animaux conscients.

La Wallonie (région francophone au sud de la Belgique) a choisi d’interdire l’abattage rituel (qui ne prévoit pas d’étourdissement préalable de la bête), propre aux communautés juive et musulmane. Un texte de loi adopté à l’unanimité par le Parlement wallon et qui devrait prendre effet à partir du 1er juin 2018. Depuis, le Comité de coordination des organisations juives de Belgique s’est prononcé sur cette décision en accusant notamment les députés wallons de vouloir « empiéter de manière disproportionnée sur la liberté de culte, en prétextant (…) qu’il s’agit d’une mesure relevant de la protection du bien-être animal ». L’Exécutif des musulmans de Belgique s’est également exprimé contre cette nouvelle loi qui devrait gagner la région flamande d’ici 2019. En France, c’est le FN qui s’en était de nouveau pris à l’abattage casher et halal pendant la dernière campagne présidentielle. Un acharnement dénoncé par le grand rabbin de France, Haïm Korsia, à travers une tribune parue dans L’Obs : « Que dire de la volonté maintes fois renouvelée d’interdire l’abattage rituel ? N’est-ce pas là un risque majeur de trouble à l’ordre public, une pulsion clairement affirmée de mettre en péril la liberté religieuse qui régit la société dans laquelle nous vivons ? Il deviendrait alors si compliqué pour les juifs, comme pour les musulmans, de continuer à vivre sereinement leur foi ».