Cheikh Hamza al-Qadiri al-Boutchichi, guide spirituel de la Tarîqa Qadiriyya Boutchichiya décédé le 18 janvier, a été inhumé hier à Madagh, son village natal dans le nord-est du royaume. Retour en bref sur le parcours du chef d’une des confréries soufies les plus influentes du monde musulman.

Hamza al-Qadiri al-Boutchichi en 2008. / Crédit photo : Abdelhak Senna (AFP)

Hamza al-Qadiri al-Boutchichi en 2008. / Crédit photo : Abdelhak Senna (AFP)

La levée du corps de Cheikh Hamza al-Qadiri al-Boutchichi, décédé mercredi à l’âge de 95 ans, a eu lieu hier à Madagh (région d’Oujda), village natal et chef-lieu du guide spirituel soufi. Au lendemain de ses funérailles, Jamal Eddine al-Qadiri al-Boutchichi, fils aîné du défunt, a été reçu par le roi Mohammed VI. Le souverain a présenté ses condoléances à la famille et aux proches du cheikh, reconnaissant son rôle dans le patrimoine spirituel marocain.

Né en 1922, Hamza Ben el Abbas a été éduqué dès sa tendre enfance au sein de la zaouïa Boutchichiya. A la mort de son père Cheikh Abbas en 1972, des études en théologie à son actif, il a repris les clés de la confrérie, perpétuant les enseignements de son géniteur que ce dernier avait lui-même appris de son maître Cheikh Abou Madienne. Pendant 45 ans, Cheikh Hamza aura dirigé la zaouïa Qadiriyya Boutchichiya, école soufie influencée par le mysticisme musulman et opposée aux courants rigoristes. Les adeptes de la confrérie affluaient du Maroc et de tout le monde musulman vers Madagh, à l’occasion de la fête du Mawlid. Ils allaient notamment à la rencontre du chef de la zaouïa et écoutaient ses causeries religieuses, que Cheikh Hamza tiendra jusqu’aux derniers jours de sa vie. Son fils Jamal Eddine al-Qadiri al-Boutchichi est pressenti pour lui succéder.