En marge du défilé syndical du 1er mai à Paris, 6 policiers ont été blessés dont un grièvement suite à un jet de cocktail Molotov. Il reste aujourd’hui dans un état critique. Retour sur une fête du travail sous haute tension à 4 jours du second tour de la présidentielle.

Image du CRS brûlé par un jet de cocktail Molotov à Paris le 1er mai 2017 (Zakaria Abdelkafi/AFP)

Image du CRS brûlé par un jet de cocktail Molotov à Paris le 1er mai 2017 (Zakaria Abdelkafi/AFP)

Les traditionnels défilés du 1er mai, organisés conjointement par la Confédération générale du travail (CGT), Force ouvrière (FO), Syndicat unifié (SU) et Solidaires, à Paris et dans tout l’hexagone, ont été entachés cette année par des violences inouïes. Parmi les 311 lieux de rassemblement dans tout le pays, les syndicats ont compté pas moins de 280 000 manifestants, contre 142 000 selon la préfecture de police. Une mobilisation deux fois plus importante que l’année précédente, due notamment à la présence de la candidate frontiste, Marine Le Pen, au second tour des élections présidentielles.

C’est à Paris que les affrontements entre les forces de l’ordre et certains groupuscules ont été les plus violents. Ainsi des manifestants en tête de cortège ont jeté des projectiles et des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre. Deux policiers ont été légèrement blessés, un autre plus sérieusement, possiblement brûlé jusqu’au 3e degré à la main et au visage. Trois autres policiers ont quant à eux été atteints de blessures de différente gravité, causées notamment par des jets de feux d’artifice.

L’identité de l’agresseur reste à ce jour inconnue, mais il s’agirait de l’un des 150 militants d’extrême-gauche, apparentés à la Confédération nationale du travail (CNT). Placés en tête du défilé, ils étaient vêtus de noir, encagoulés et masqués. Cinq suspects ont été interpelés suite à ces attaques.

Les deux candidats encore en lice à l’élection présidentielle n’ont pas tardé à commenter cette affaire. Emmanuel Macron, en meeting à la Villette, a rendu hommage aux CRS présents à son discours en demandant à ses militants de les applaudir. Marine Le Pen a quant à elle réagi sur Twitter :

 

 

L’entre-deux tours est en train de crisper l’opinion publique française. Selon les derniers sondages (Ipsos pour le Cevipof et Le Monde), le candidat d’En Marche ! récolterait 59 % des intentions de vote pour le second tour pour une élection qui aura été tendue jusqu’au bout. Le débat télévisé entre les deux protagonistes de la présidentielle française, prévu ce soir à 21 heures (heure française) sur TF1 et France 2, est d’ailleurs très attendu.

T.S.