Cofondateur et ancien secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Mhamed Boucetta, décédé à Rabat à l’âge de 92 ans, a été inhumé dimanche dernier à Marrakech, sa ville natale.

Ancien portrait de Mhamed Boucetta / Crédit photo : DR (https://www.monde-diplomatique.fr/1962/06/BOUCETTA/24777)

Ancien portrait de Mhamed Boucetta / Crédit photo : DR (https://www.monde-diplomatique.fr/1962/06/BOUCETTA/24777)

Né à Marrakech en 1925, Mhamed Boucetta est un personnage clé de l’histoire politique du Maroc postcolonial. L’annonce de son décès avait été faite le 17 février dernier sur les réseaux sociaux par Adil Benhamza, porte-parole du parti de la balance. Hospitalisé des suites d’une grippe sévère le 10 janvier dernier, l’ancien juriste est demeuré en soins intensifs jusqu’au 19 janvier.

Depuis 1958, l’ex-bâtonnier au barreau de Casablanca a été chargé de plusieurs responsabilités gouvernementales, notamment au sein du gouvernement d’Ahmed Balafrej. En 1961, il a été désigné ministre de la Fonction publique, avant de gérer les Affaires étrangères de 1977 à 1983. Mhamed Boucetta a également siégé à la tête de la formation nationaliste de 1974 à 1988. Plus tard, il a suivi de près les travaux de la commission de réforme de la Moudawana, mise en place par le roi Mohammed VI en 2003.

Mhamed Boucetta était respecté par ses proches et ses collaborateurs, notamment pour son esprit de consensus et son ouverture au dialogue. Au sein de sa formation partisane, Boucetta est connu pour être « le sage » de l’Istiqlal, s’ouvrant rarement aux déclarations publiques depuis quelques années. Cependant, il s’était prononcé en décembre dernier contre la direction du parti par Hamid Chabat, appelant ce dernier à démissionner. De nombreuses personnalités politiques l’ont accompagné à son ultime demeure.