Lundi 03 avril 2017. Une explosion au moins s’est produite cet après-midi dans le métro de Saint-Pétersbourg, faisant 14 morts et une cinquantaine de blessés. L’auteur de l’attentat a finalement pu être identifié ce mardi 04 avril. 

Le wagon endommagé à la station de métro du Technological Institute à Saint-Pétersbourg, le 3 avril 2017/ Crédit photo: AFP.

Le wagon endommagé à la station de métro du Technologuitcheski Institout à Saint-Pétersbourg, le 3 avril 2017/ Crédit photo: AFP.

Si le Parquet russe affirmait en début d’après-midi qu’il n’y aurait eu qu’une seule explosion, une source au sein des forces de l’ordre du pays a quant à elle évoqué « deux explosions d’engins qui ont été actionnés dans des wagons aux stations Sennaïa Plochiad et Tekhnologuitcheski Institout ». Selon l’agence de presse russe Interfax, une autre bombe aurait été retrouvée intacte dans la station Ploshchad Vosstaniya.

« Les circonstances du drame restent encore inconnues mais plusieurs pistes sont en ce moment même en train d’être examinées, y compris la piste terroriste », a pour sa part déclaré le président Vladimir Poutine, après s’être entretenu avec les chefs de service de sécurité. En visite à Sterlna, une banlieue de Saint-Pétersbourg, le président russe a également rendu hommage aux familles des défunts ainsi que celles des blessés de l’explosion. Parmi les victimes de ce drame, plusieurs enfants dont les noms et le nombre restent pour l’instant méconnus.

Les Tchétchènes derrière cette attaque ?

Ces dernières années, la Russie a été la cible d’attaques menées par des combattants tchétchènes. En mars 2010, le métro de Moscou avait été frappé par deux femmes kamikazes qui avaient tué au moins 38 personnes en déclenchant leurs ceintures d’explosifs au milieu des passagers de deux rames. Selon le service de presse du métro de la ville, la totalité des stations du métro ont depuis été fermées. La municipalité de la ville a quant à elle décrété la gratuité des transports publics pour toute la journée.

Un homme aurait été aperçu sur les caméras de surveillance du métro, déposant une mallette dans le wagon avant d’en sortir. Une enquête a depuis été ouverte pour déterminer l’identité du suspect.

Capture d'écran d'une vidéo de surveillance du métro de Saint-Pétersbourg, montrant le principal suspect de l'attaque.

Capture d’écran d’une vidéo de surveillance du métro de Saint-Pétersbourg, montrant le principal suspect de l’attaque.

Mise à jour du 05 avril 2017:

Au lendemain de l’attaque du métro, les enquêteurs russes ont finalement pu identifier le véritable auteur de l’attentat. Il s’agit d’Akbarjon Djalilov, un jeune de 22 ans originaire du Kirghizistan, ayant obtenu la nationalité russe à l’âge de 16 ans.  Le comité d’enquête a en effet identifié des traces d’ADN du suspect sur le sac contenant la seconde bombe (désamorcée à temps) dans une autre station du métro du centre de l’ancienne capitale impériale russe.

« La première bombe artisanale a pu être actionnée par un homme dont des restes ont été retrouvés dans le troisième wagon de la rame », a annoncé quant à lui le Comité d’enquête russe dans un communiqué, sans préciser si le kamikaze faisait partie des 14 morts décomptés ce mardi 04 avril.

Akbarjon Djalilov, filmé dans les couloirs du métro de Saint-Pétersbourg le lundi 03 avril 2017.

Akbarjon Djalilov, filmé dans les couloirs du métro de Saint-Pétersbourg, le lundi 03 avril 2017.